Journal créatif #4

Hop hop hop je reprends le rythme du résumé de ma folle créativité – comme j’avais un peu tardé pour le précédent, j’ai eu la flemme d’en faire un fin mai pour deux semaines, du coup j’ai eu la flemme de décaler en juin (la rassurante routine d’un comportement linéaire et sans surprise) mais là ça y est, c’est bon, je suis de nouveau sur les rails !

TRICOT

J’ai fini ma première marinière, je ne vais pas revenir dessus les détails sont ici.

Je me suis aussi offert un châle pour mon anniversaire – disons que je me suis offert de la laine, un patron, et le plaisir de suer sang et eau dessus. Je vous mets seulement une photo parce que j’ai prévu d’en parler un peu plus longuement dans un post dédié (qui devrait donc voir le jour dans une dizaine d’années environ) (je compte cinq ans pour mettre les pompons, le double pour les photos et le billet dédié).

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Marinière à la crevette

Encore un tricot de confinement-mais-pas-tout-à-fait-disons-que-je-travaille-dans-la-restauration, dont je suis particulièrement fière puisque tricoté en trois semaines (ce qui change agréablement de l’époque où je mettais un an à tricoter un gilet en six mois), et surtout qu’en le voyant, personne n’a deviné que je l’avais tricoté moi-même (mon assistante était même persuadée de m’avoir « déjà vue avec » et qu’il faisait partie de ma généreuse cohorte de marinières achetées dans le commerce) (j’ai choisi de retenir le fait qu’elle était impressionnée, plutôt que le fait qu’elle ne fasse pas du tout attention à ce que je porte, ce qui est très vexant puisque ça veut dire que je ne suis pas TOUT pour elle) (parce que je n’ai que des marinières bleu/blanc et rien d’autre) (snif snif).

Je n’ai pas grand chose à dire sur le patron, si ce n’est qu’il est décrit comme simple, mais ce n’est pas le cas – les instructions sont très dispersées, certes très claires une fois qu’on les a toutes rassemblées, mais je ne le conseille pas pour un premier pull avec un point fantaisie.

En cours de tricot – Les fils de partout – « Oui madame je joue à l’influenceuse sous un pont de Paris et non je ne suis pas à l’aise et oui arrêtez de me regarder merciiiii »

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Journal créatif #3

Bon bon bon, le détail de mes activités créatives d’avril sera rallongé de celui de la première quinzaine de mai – j’aurais bien voulu bloguer plus tôt, mais j’étais très occupée à faire une crise existentielle (j’ai réalisé que ma famille était arrivée en Alsace il y a presque dix-huit ans, et que donc des gens étaient nés, avaient grandi et passé leur permis pendant ce laps de temps. Quelques jours après Facebook m’a ressorti la dernière photo de mon père et moi en uniforme, et c’était il y a dix ans. En plus bientôt c’est mon anniversaire et je serai plus proche des 35 ans que des 25, c’est l’ANGOISSE), et après j’ai eu la flemme de prendre des photos de ce que j’avais tricoté, et j’ai trouvé que c’était plus simple de cultiver la flemme en pyjama que de m’habiller pour prendre des photos, donc j’ai joyeusement continué.

Bref, j’ai fini par me bouger un peu, voici donc le compte-rendu fidèle, sincère et détaillé de comment j’ai occupé mon temps libre de début avril à mi-mai (hors crise existentielle et flemme susmentionnées, donc).

TRICOT

J’ai fini le pull Matilda, woop woop ! Tricoté en quatre semaines, ce qui n’aurait pas été possible sans le confinement, puisque j’ai profité de ne plus avoir de trajets en métro et de pouvoir prendre une vraie pause déj le midi pour tricoter un peu plus. J’en suis plutôt fière – le point de semis a quelques défauts, mais pour une première, je m’en suis bien sortie. Je n’ai pas détricoté plus de quelques rangs, ce qui constitue également un progrès (jurisprudence « Cinq pulls rouges détricotés »).

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Brève confinée #2

Bon.

Je sais que la dernière fois, je disais que le confinement se passait plutôt bien – hormis l’histoire des cookies de la honte et le fait que j’avais plus de travail que ce que je pensais, que je faisais du sport et tout et tout …

Et puis tout s’est désagrégé petit à petit, et de plus en plus vite.

Primo, mon stylo castor ne s’est plus allumé, alors que c’était mon petit plaisir depuis le début du confinement de le faire s’allumer en appuyant bien fort sur les barres des t (entre autres).

(Et oui je prends mes notes dans un cahier à paillettes, mais en réunion j’utilise plutôt un Bic classique) (uniquement parce que le castor est un peu lourd au bout d’un moment et que j’ai peur d’abîmer les plumes dans mon sac) Lire la suite

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Journal créatif #2

(Keuwa ? Keuman ? Encore une publication, moins de trois siècles après la précédente ?)

Alors, qu’ai-je fait de mes dix doigts au mois de mars ?

TRICOT

J’ai terminé le corps du pull rouge ; j’ai laissé les manches en attente parce que je n’avais pas les bonnes aiguilles et que, confinement oblige, je n’ai pas pu aller en acheter. En fin de compte j’ai trouvé les bonnes aiguilles sagement rangées au milieu de mes autres aiguilles – soit exactement là où j’avais cherché au moment d’attaquer les manches.

(Donc j’ai pris ces aiguilles en main, je les ai regardées, et je les ai reposées en disant que non, ce n’étaient pas les bonnes) (c’est pas beau de vieillir).

Trescao (Anna Dervout) – Fil double : inconnu + Kidsilk (Drops) Lire la suite
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Brève confinée

(Je fais comme tous les intellos parisiens, laissez-moi faire une fois j’ai croisé Frédéric Beigbeder en soirée, alors hein)

Alors, ce confinement ?

J’avoue, je fais partie des gens qui ont égoïstement sautillé en tapant des mains en le voyant arriver – dans ma tête, je voyais des plages de temps libre comme je n’en ai pas connu depuis des années (disons qu’il me reste 4 semaines de congés à poser avant le 31 mai), quelques mails auxquels vaguement répondre que tout était interrompu jusqu’à nouvel ordre donc merci de rappeler dans 350 ans, et plein, plein, PLEIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN de temps pour lire, tricoter, coudre, broder, me faire gratouiller le dos par qui de droit …

(Je veux dire, j’y croyais vraiment quand j’ai très sérieusement expliqué à mon assistante d’amour que le rythme allait ralentir puisque confinement = restaurants fermés = rien que de la gestion RH simplifiée puisque tout le reste est interrompu)

Bref, j’étais optimiste (ça arrive même aux meilleurs). Lire la suite

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Journal créatif #1

C’est un titre un peu pompeux aux dents rayant le lino hideux recouvrant le sol de mon salon parquet pour ce que j’aimerais être un compte-rendu relativement exhaustif, et relativement régulier (l’espoir fait vivre) de ce que je fais de mes dix doigts sur mon temps libre (hormis grignoter du chocolat en critiquant les youtubeuses qu’on adore détester) (si elles arrêtaient de dire « malgré que » et « vous m’avez demandé une routine ménage alors je vous la partage », aussi).

Bref.

Le bilan de février :

TRICOT

J’ai commencé et terminé un bonnet, cadeau pour l’anniversaire de l’autorité paternelle. Le bonnet était super joli, bien régulier, mais j’ai voulu le bloquer pour que les torsades soient parfaites et patatra, je me suis retrouvée avec ça :

(A gauche le bonnet après lavage, au milieu ma tête du matin, à droite la réponse de mon père quand je lui ai montré le résultat) (difficile de lui en vouloir quand l’objet tient plus du sac de couchage que du bonnet)

Pour l’instant j’ai eu la flemme de le refaire – il faut dire que je suis dans une série « schkoumoune du tricot », après deux pulls trop grands (pour le premier vous pouvez visualiser un parachute doté de deux manches à air, pour le second une mini robe qui se détend sous son propre poids). De toutes façons ça devait être son cadeau d’anniversaire (14 février), donc bon. Lire la suite

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On n’a pas tous dans le coeur des vacances à Saint-Malo

(Bonjour, bonne année, je suis toujours vivante, y a-t-il encore quelqu’un ?)

Bon, je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais : il se trouve que j’ai toujours raison.

(Toujours)

(Des fois il paraît qu’il m’arrive d’avoir tort, mais je préfère dire que c’est la vérité qui se trompe)

(Bref)

Je pose le contexte : ma belle-famille nous a refilé des Smartbox qui leur avaient été offertes, parce qu’elles ne leur sont d’aucune utilité (rapport au fait que tout ce petit monde vit dans le Sud, et on sait tous qu’on n’a rien fait de mieux au monde que le Sud. Y’a que nous à ne pas l’avoir compris et à s’obstiner à vouloir voyager, alors qu’on pourrait aller à Nîmes pour le prix d’un Paris-Beyrouth pour puer la clope, avoir le bruit de la télé en fond sonore toute la journée et repeindre les encadrements de fenêtre de je ne sais qui, mais bon).

En parallèle, j’ai envie d’aller à Saint-Malo ; il y a un hôtel à Saint-Malo en partenariat avec Smartbox, le plan semble donc parfait – notez que les leçons apprises avec l’âge me poussent à écrire semble et non est (la maturité, tout ça tout ça) (normalement le titre met un peu sur la piste aussi, mais peut-être que tout à la joie de pouvoir relire ma prose, vous n’y avez même pas prêté attention ?).

Bref, avril 2019, je commence à regarder les disponibilités de l’hôtel, mais * quelqu’un * me dit que oui bon, autant organiser d’abord les vacances d’été, on verra plus tard pour la Bretagne puisque de toutes façons, je veux y aller en basse saison.

Bon.

Octobre 2019, je re-soulève le sujet puisque les vacances d’été sont passées, mais * quelqu’un * me dit que oui, bon, y’a le temps, on verra plus tard.

Décembre 2019, je re-regarde les dispos de l’hôtel, mais * quelqu’un * me dit que oui, bon, avec la grève c’est pas franchement le moment, préoccupons-nous déjà de savoir comment aller travailler tous les jours au lieu d’avoir la folie des grandeurs.

Bon. Lire la suite

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30 ans sinon rien

21 mai 2019, 11h40 : l’heure pile de mes 30 ans, d’une nouvelle décennie !

Quand j’avais quinze ans, j’avais du mal à me projeter à trente ans – je pensais me marier vers 23 ans (plus tard c’est trop vieux), et être prof de français, mais c’était à peu près tout ; en fin de compte je travaille dans l’administratif et je vis joyeusement dans le péché depuis des années (et non, on n’est pas vieux après vingt-trois ans) (c’est tellement jeune !) (pardonnez-moi, je ne savais pas ce que je faisais).

L’idée m’est venue pendant mon séjour à Montréal : trouver 30 expériences qui me faisaient envie, et lister celles que j’ai vécues, et celles que j’espère avoir la chance de vivre un jour.

  • Quotidien

❌ devenir prof de français agrégée et être mariée à vingt-trois ans : lol nope
✅ avoir un travail dans lequel je me plais
❌ vivre à Londres : le fromage français y est beaucoup trop cher, j’ai laissé tomber.
✅ vivre à Paris
✅ devenir rousse
❌ devenir influente, et m’en mettre plein les poches sur le dos du petit peuple
✅ porter des Louboutin (si possible qui soient à moi)
❌ comprendre pourquoi mon cher et tendre adore regarder des vidéos de Youtubeurs qui ne font rien d’autre que hurler comme des putois
✅ avoir une coiffeuse (le meuble) comme si j’étais une cocotte
✅ bouquiner dans un crapaud en velours qui m’appartiendrait
❌ aimer les cupcakes (totalement instagrammable, mais totalement dégueu à mon sens)
❌ trouver une boulangerie parisienne qui mette du sucre glace sur les pains au chocolat, et de la cannelle sur les autres viennoiseries
❌ grandir de 10cm et mincir de 10 kg (je ressens plutôt l’inverse) Lire la suite

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Le grand saut

Il est une vérité universellement reconnue – c’est que l’humble auteur de ces lignes est une névrosée patentée (je pourrais permettre à un psy de se faire construire une villa avec piscine sur les hauteurs de Cannes, mais à tout prendre je préfère le shopping) (et les cocktails).

Mais j’ai fait fi de mes névroses pour partir seule pendant trois jours voir les chutes du Niagara et visiter un peu Toronto (pour couper un peu les trajets), ce qui incluait, à mon grand désespoir, une nuit en auberge de jeunesse.

En chambre partagée.

Bref, j’avais réussi à plutôt bien gérer le truc, et en me dirigeant vers l’auberge de jeunesse en fin d’après-midi, je me repassais toutes les possibilités en tête – c’est une chambre de quatre donc ça limitera les nuisances sonores, j’espère que j’aurai un lit bas mais bon allez même si c’est un lit en hauteur ce n’est que pour une nuit, et puis si ça se trouve je serai seule dans la chambre et ce sera cool, et bon au pire même si on est deux ça devrait aller c’est juste pour une nuit, si ça se trouve on sera effectivement trois ou quatre mais allez c’est juste pour une nuit, ça ne sert à rien de paniquer en avance, C’EST JUSTE UNE NUIT.

Je finis par arriver, check-in, je demande s’il ne leur reste pas une chambre privée, non désolée elles sont full ce soir, vous êtes en chambre 503 avec le lit B.

Je monte jusqu’à la chambre 503, je prends le lit B (le lit du haut évidemment, mais allez c’est juste pour une nuit), et je bouquine tranquillement en me disant que si ça trouve, je vais me coucher avant que qui que ce soit n’arrive, et je n’aurai même pas à socialiser (chacun sa vision d’une soirée réussie, hein). Lire la suite

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