Slow sugar, 6 mois après

Il y a donc à peu près six mois que j’ai commencé à (essayer de) faire attention à ma consommation de sucre.

(Et six mois que j’ai commencé à saouler tout le monde avec ça) (mais bon)

Il est donc temps de faire un petit bilan :

En ce qui concerne les petits déjeuners, c’est très variable selon mon état de forme, et mes envies ; du jour au lendemain j’ai été écoeurée par mes sacro saints muffins bacon cheddar (pourquoi ? POURQUOIIIII ?), donc je suis passée au muffin-fromage frais. Ensuite j’ai été écoeurée du jour au lendemain par le fromage frais, donc je suis revenue au cheddar-bacon ; après j’ai eu la flemme de me faire à manger le matin (plus d’assistante, trois fois plus de boulot), donc je me suis fait des tartines de beurre ou de miel – pas glorieux, mais je me dis que c’est toujours ça de pris par rapport à du Nutella.

J’ai lâché le jus de citron pressé le matin – idem, du jour au lendemain ça m’a écoeurée. Je ne suis pas retombée dans la spirale des jus de fruit industriels ; à une période je me faisais des smoothies le matin, mais pareil, c’était quand j’avais des horaires un peu moins démentiels. (En revanche j’ai fait une petite folie quand je suis rentrée chez mes parents : j’ai pris du Nutella sur mes tartines ! Trois matins d’affilée !)

Cet été je suis évidemment tombée dans le piège des glaces en fin de repas – surtout les repas pris à la maison. Mais ça va, je m’en suis rendue compte, et j’ai réussi à limiter la casse (enfin, je pense).

Le point qui fâche : les grignotages. Y’a pas de miracle, c’est grâce à ça que j’ai tenu les six dernières semaines avant les vacances. Idem, j’ai essayé de limiter la casse au maximum, mais j’ai surtout fait comme j’ai pu ; sur la fin, j’avais la dalle en permanence (crampes d’estomac à gogo dès 9h du matin, sachant que je termine mon petit déj vers 8 heures), donc j’ai lâché l’affaire et grignoté, et tant pis.

Concernant le Coca Zéro : j’étais retombée dans la spirale infernale, donc j’ai totalement arrêté pendant plusieurs semaines (de mémoire, du 16 juin au 25 juillet inclus). J’ai fini par prendre une canette le jeudi avant les vacances, histoire de tenir le coup – à ma grande surprise, j’ai eu du mal à finir la canette. Ensuite j’en ai encore bu de temps en temps au Portugal, pour me remonter et terminer certaines journées, mais il me semble qu’à chaque fois je ne les ai pas finis ; de ce côté-là je pense pouvoir dire que tout va bien – le Coca Zéro ne me manque pas (auparavant, les premiers jours sans en boire étaient difficiles, et chaque fois que j’en prenais, j’avais des fringales de sucre). Au moins un point vraiment positif !

L’autre point positif, c’est que je « n’arrive plus » à manger la même quantité de sucre qu’avant – je suis écoeurée beaucoup plus rapidement (impossible de taper une tablette de chocolat entière, désormais), ce qui me force évidement à lever encore plus le pied, c’est toujours ça de gagné.

Ma bonne résolution de cuisiner un maximum de gâteaux moi-même s’est gentiment fracassée contre les rochers de ma fatigue (c’est beau, non ?). J’en fais de temps en temps, mais j’ai laissé tomber mes expérimentations à base de « je réduis le sucre de moitié dans ce gâteau, il est tout sec au bout de trois heures mais je m’en fous il y a moins de sucre » (c’est dégueu c’est dégueu, hein).

(Evidemment, je ne mets plus de sucre glace sur mes gâteaux)

Bref, j’ai repris le travail le 13, avec la bonne résolution de ne pas retomber dans mes travers – je ne m’en suis pas trop mal sortie jusqu’au lendemain soir ; j’étais à un pique-nique avec des amis de ma binôme, j’étais crevée, j’ai tapé dans les bonbons ; mercredi j’ai déjeuné sucré, je suis sortie dîner avec mon parrain dans une crêperie – la galette était très grasse et la crêpe très sucrée. Ca n’a pas loupé, mercredi soir j’étais pliée en deux (Mariah Carey a tout piqué à mon système digestif), et le reste de la semaine a été à l’avenant.

Du coup j’ai décidé de reprendre mon alimentation en main autant que possible (vous aussi, ce refrain vous dit quelque chose ?), pour l’instant je me force à prendre un petit déj salé même les jours de flemme, et je me fais un smoothie le matin (quand je n’oublie pas de sortir les fruits du congel). Je suis aussi passée au chocolat noir à 80% (truc de fou ! Celui à 72% me semblait sucré et m’écoeurait !), je vais finir par être une de ces bobos qui croquent des fèves de cacao directement envoyées de sa ferme par un petit producteur équatorien unijambiste.

Le seul inconvénient c’est que tous ces fruits et légumes me font gonfler le ventre – du coup j’hésite : vaut-il mieux avoir l’air

  • d’être enceinte pour la 158e fois de l’année
  • de sortir de mon cercueil chaque matin aux environs de neuf heures ?

(Tapez 1 pour la grossesse alimentaire, 2 pour la draculite aiguë)

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4 commentaires pour Slow sugar, 6 mois après

  1. Maned Wolf dit :

    Eh mais y a du positif quand même !! La bonne nouvelle, c’est que tu te déshabitues, genre tu sens plus le sucre qu’avant et tu prends moins facilement les mêmes doses… C’est super chouette déjà 😊

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  2. Elanorlabelle dit :

    Pour l’anecdote: lorsque j’étais petite je n’aimais pas les bonbons ni le chocolat au lait. Au mieux je pouvais manger un michoko après j’étais écoeurée. Idem, un carré de chocolat (noir) mais pas plus. En revanche, nutella, céréales et biscuits pas de pb (tant qu’il y avait du lait à coté – histoire de casser le coté sucré). De nos jours je suis bcp plus souple de ce coté là (malheureusement), je hais toujours autant les bonbons, je ne peux toujours pas aller plus loin que deux, trois carrés de chocolat, j’ai toujours besoin de trois litres d’eau après, mais je suis moins anti-sucré qu’avant et la petite touche sucrée avec le yaourt est fort bienvenue 😉

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    • Quelle chance ! Petite j’aimais bien le sucre, mais je ne me rappelle pas avoir été obsédée par ça – en revanche, à l’adolescence j’ai commencé à boulotter des tablettes de chocolat pour compenser pas mal de trucs, et ça ne s’est malheureusement pas améliorer depuis. (Je me dis qu’il vaut mieux être tombée dans le chocolat que dans l’alcool, non ?)

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